[ Accès de rage ]

Est-ce que tu connais l'arrêt des sentiments ? Tu ne connais pas ? Et bien je vais t'expliquer. C'est du jour au lendemain, du jour au lendemain, ne plus pouvoir aimer sa femme. Ne plus pouvoir la regarder. Ne plus pouvoir la toucher. Ne plus pouvoir l'entendre. C'est ça, l'arrêt des sentiments. Je la regarde et elle me dégoûte. Je la déteste Je la hais de m'aimer alors que moi je ne peux plus rien pour elle. Je la hais de me rendre si impuissant. J'ai envie de lui prendre la tête entre mes mains, de la secouer et de lui hurler tout mon dégoût. Alors oui, je prends des maîtresses, oui je les baise. Et oui j'y prends du plaisir. J'aimerais qu'elle m'oublie. J'aimerais qu'elle me déteste et m'en veuille à en crever. Ce qui m'arrangerait c'est qu'elle demande le divorce. Que je n'ai pas à culpabiliser d'avoir tout envoyer valser. Je me foutais d'elle. Tous nos souvenirs soit disant heureux sont devenus mes pires cauchemars. Je te jure. Je la vois tous les jours, mais je ne lui parle plus. Lorsqu'il lui arrive de m'adresser la parole, je me ferme. Je me crée une bulle. Une petite bulle m'enveloppant, me protégeant, m'empêchant de souffrir. Je deviens agressif, insupportable. Je laisse les culottes de mes putes dans mes poches de veste. Elle me fait souvent des crises. Je reste impassible. Rien. Je ne ressens plus rien. Je prends tous les torts. Je sais qu'elle en parle à tous nos amis et je sais que j'ai une réputation de paria. J'encaisse. Mais je te le dis. C'est seulement ce matin que je suis sorti de ma bulle. Je me suis levé, comme tous les matins, et elle était là. Ca faisait longtemps que je ne la trouvais plus belle. Et tu vois, ce matin, elle était encore plus hideuse que d'habitude. C'est dégueulasse de dire ça. C'est dégueulasse on est d'accord. Elle était dans la salle de bain et elle pleurait. Elle pleurait toutes les larmes de son corps. Lorsque j'ai franchi le seuil de la pièce, elle s'est jeté à mes pieds. Elle me suppliait de l'aimer encore. Elle disait avoir besoin de moi. Je lui ai jeté un vague regard et je me suis lavé les mains. Je suis sorti, et elle m'a suivi à travers la maison. Elle trébuchait. Elle était faible, faible... Elle m'a sorti les plus beaux discours que j'ai put entendre de ma vie. Oh oui, ce matin là, elle était folle d'amour pour moi. Alors je l'ai relevé. Je lui ai pris la main. Elle a souri. Un vrai sourire franc qui illuminait son visage. Elle avait retrouvé espoir. Je lui tendais la main. Elle l'a saisi et s'est levé. Elle allait se jeter à mon cou quand d'un coup, je lui ai envoyé mon poing dans la figure. Elle s'est écroulé sous le choc. Elle m'a regardé, effrayée, apeurée et surtout, je venais de détruire les dernières certitudes sur lesquelles elle pouvait compter. Elle saignait du nez, elle s'est mise à pleurer. Elle m'agaçait cette conne. Alors je lui ai donné un coup de pied. Un. Puis deux. Puis quatre. Je frappais de plus en plus fort. Elle hurlait, pleurait, criait. Moi je me vidais. Je me vidais de ma haine comme d'autres se vident les couilles. Je ne ressentais pas de compassion ou de remord à frapper la femme que j'avais dit aimé pendant 10 ans. Elle m'était maintenant inutile, m'irritait. Cette femme me pourrissait la vie avec son amour. Je n'éprouvais pas de réelle culpabilité à faire ça. Ca me paraissait tout à fait naturel. Elle m'emmerdait alors je la tuais. C'était simple. Je la ruais de coup. A mesure que pleuvait sur son petit corps frêle les coups, je me sentais de plus en plus apaisé. Je ne prenais pas mon pied. Personne ne prend son pied à frapper ce qui fut sa raison de vivre pendant de si nombreuses années. C'aurait été indécent. Je crois que tout cela a duré une heure. Une heure à la cogner. Une heure à lui faire porter sur ses épaules le poids de ma folie. Une heure. Une heure ou je n'ai jamais été aussi vide. Au bout de cet heure, je suis retourné dans la salle de bain, je me suis lavé avec précaution les mains et j'ai pris la trousse à médicament. Je suis revenu auprès d'elle. Elle tremblait de tous ses membres. Elle n'avait jamais été forte. Toujours à pleurer sur mon épaule. Ca ne m'étonnait pas qu'elle se soit laissé frapper sans résistance. Je me suis accroupie et j'ai pansé une à une toutes ses blessures. J'ai désinfecté et couvert de pansement ses plaies. J'ai enduit de pommades tous ses bleus. Je lui ai fait couler un bain et j'ai lavé le sang sur elle. Elle a gardé les yeux ouverts pendant tout ce que je faisais. Écarquillés. Encore sous le choc. Je la détestais un peu plus d'être si peu forte. De ne pas avoir su m'empêcher de faire ça. Au fond elle me donnait raison. Je l'ai trouvé soudainement extrêmement pathétique. Elle était relégué au rang des femmes que leur mari battait. Je lui en voulait de s'être laissé faire. J'avais tout à fait conscience d'être un monstre tout à fait abominable à cet instant. Mais cela ne me gênait pas tant que ça. Je devais sûrement être dans un état second à cet instant. Quel importance.

# Posté le mercredi 21 mai 2008 16:36

Modifié le samedi 24 mai 2008 06:14

[ Méthode pour faire la une de Paris Match ]

[ Méthode pour faire la une de Paris Match ]
Je devins punk non pas parce que je voulais me rebeller de quoi que ce soit. Je devins punk pour que les gens me voient. Je n'avais aucun idéal. Je voulais juste qu'on me voit et remarque. J'étais belle. Je voulais être choquante. Je voulais qu'on ne voit que moi dans la rue. Quitte à ce qu'on soit dégoûté ou hilare sur mon passage. Tout changea. Je changeai d'apparence et plus rien ne fut pareil. Les gens dans la rue me craignaient ou me crachaient dessus. Mes parents me méprisaient tout comme mes professeurs. Tous mes prétendus amis me lâchèrent. Prétextant que je n'étais plus la même. Ils avaient tout aussi peur que les autres. Pourtant, ce changement transforma aussi le regard que tous mes camarades d'apprentissage avaient pour moi. Je passais de l'ombre à la lumière. Je devins une sorte de star à mon lycée ou tout était si brillant, parfait, lisse. Je cassai avec joie ce mythe hideux de perfection. Et ça leur plaisait, la foule en redemandait. Inexorablement, mon changement de style chamboula brutalement les m½urs de mes camarades. J'étais la réincarnation de mai 68. Des dizaines de moutons voulurent me suivre. Eux aussi changèrent. Ils m'adoraient dans le sens le plus mystique du terme. J'étais le Dieu de l'Anarchie. Il suffisait que je parle à quelqu'un pour qu'il devienne la nouvelle coqueluche du lycée. Je jouissais intérieurement. Je contrôlais ce monde étriqué et complexe. Le moindre de mes gestes était commenté, repris, proie aux rumeurs. Il suffisait que je sois vivante pour que l'on m'aime. Quel merveille ! Plus je devenais décadente, plus on m'aimait. On me retrouvait un lundi matin, shooté dans un squatte pourri ? Ma côte de popularité augmentait de 20 points. Un jour je déclarai que j'étais lesbienne. Aussitôt une dizaine de filles étaient à mes pieds, me suppliant de leur enlever leur virginité. Je vivais la jouissance à l'état pur. Peu à peu, ma popularité dépassa les grilles brillantes de mon lycée. Je m'inscrivis sur myspace. On me reconnaissait à chaque coin de rue. J'étais enviée. Adulée. Au fur et à mesure que le temps passait, les rumeurs à tendance négative naquirent sur mon dos. J'étais une prostituée, j'étais anorexique, j'avais fait des séjours en asile psychiatrique, mes parents étaient propriétaires d'une maison close. On m'en adora d'autant plus. J'étais si populaire que les professeurs finirent par me donner mon bac de français, sous les pressions diverses de mes fans. Groupie je devrais dire.

Brassens a dit que les brave gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux. Dans mon cas ce fut l'exact opposé qui se produisit.

On m'adulait car je n'avais rien fait. Je n'avais strictement rien fait. Ma génération ne faisait rien. Quoi de plus normal que d'avoir une icône qui, à leur image, était strictement passive.

Utiliser le mot idole peut paraître démesuré et parfaitement prétentieux. Pourtant c'était l'exact vérité. Bien rare étaient les adolescents ne me connaissant pas. Il fallait absolument me connaître. M'aimer ou me détester peut importe. Mais pour être « in », il fallait parler de moi. Nous atteignîmes le comble du ridicule et de la stupidité lorsque Gala me dédia un article comme étant la nouvelle diva des temps modernes.

A ce moment précis, un problème se posa. Il fallait être célèbre et provocant, mais ne soyons pas stupide, pour être publié dans VSD et faire Ardisson, il fallait tout de même un prétexte. Par l'amour du Dieu que je feignais de renier, je ne chantais pas faux et je savais gratter une guitare. J'enregistrai un morceau composé pour moi par une de mes groupies dans un studio prêté par un autre fan que je récompensais par un ajout d'ami sur myspace. Je mis le morceau à télécharger sur le net. Il ne fallut qu'un mois pour qu'une maison de disc me proposa un contrat. Ça y est. J'étais dans le milieu. Dans le « show - business » comme dirait certains. Mes fans pleurèrent toutes à mon premier passage à la télé. Le sentiment que je ressentais à partir de ce moment, il ne me quitta plus jamais. J'étais mieux que Dieu, mieux que Jésus. J'étais mieux que tous les orgasmes du monde. J'était mieux que tout. La seule personne qui compterait jamais était moi. Moi. Mon image était placardée partout et j'en jouissais. Une jouissance dure et violente.

Pour la subtil imposture qu'on appelait pompeusement mon « album », on me proposa le meilleur du moment. Le plus hype. Le plus rock'n'roll. Le plus tendance. Le plus quoi. Je détestais. Je méprisais et ne me gênais absolument pas pour le dire. A près tout, ça faisait trash, décadent. Tout ce qu'on attendait de moi en gros. Par pur cynisme, j'engageai les musiciens les plus has been, les rockeurs sur le retour et les petits pecnos qui se croyaient la relève des Sex Pistols. Je chantai ce qu'on me demandait de chanter. En six mois, cette bouse fut bouclé et enregistré sur des milliers de Cds. Entre temps j'avais fait tous les plateaux télés. Toutes les critique avaient été faites à mon sujet, tout comme toutes les éloges. Néanmoins, rapidement, un surnom me fut donné et ne quitta plus les mémoires : La Diva des Égouts.
Inutile de vous décrire le sentiment de supériorité qui naquit alors en moi.

# Posté le mardi 01 avril 2008 11:27

Stop It, Please, Now

Stop It, Please, Now
Taralia sentit ses intestins se vider sur le sol, aucun contact avec la réalité. Elle entendait à peine le tavernier hurler, elle ne sentait plus son estomac hurler au desespoir, elle ne sentait plus les odeurs horribles. Cette fois c'était bon. Good Bye Terres Divines...
Elle allait crever une bonne fois pour toute, personne ne la pleurerait, personne n'aurait de regret, tout le monde serait content...
Elle ne voulait pas s'évanouir avant d'avoir une bonne fois pour toute cracher sa rancune, une bonne fois pour toute...
Elle essaya de se tenir droite, ramassant ce qui lui restait de diginité et se mit à parler, de plus en plus violemment :

-Pourquoi vous m'regardez ? Ca vous amuse ? C'est drôle de voir une fille qui va sans doute bientôt crever ? Ca vous divertit bien de me voir me décomposer sur place ? sa voix dérailla, elle se mit à crier. Je suis drôle à voir c'est ça ?

Elle tangua, elle divaguait, les gens riaient.
Elle cracha au sol, se ressaisit.

-Mais pour qui vous vous prenez ? Vous croyez que vous êtes sans doute plus puissant. Ah mais oui, j'oubliais ! Vu que vous frappez plus fort, bien sur que vous êtes plus intelligent, suis-je bête ! Mais allez-y foutez vous de ma gueule ! Violez-moi si ça vous chante ! Après vous serez tout content, owi, on des vilains monsieurs, on ose taper une ivrogne, hahaha, c'est drôle.

Sa voix se brisa. Plus la force d'aller mal, pas envie d'aller bien, elle savait, elle le savait bien que c'était de sa faute, qu'elle n'était qu'une gamine irresponsable qui n'avait jamais su être vivante, qu'elle était incapable d'aimer qui que ce soit d'autre qu'elle. Enfin ça c'est ce qu'elle disait, parce que ça courait pas les rues les gens egocentriques qui proposaient de se faire violer...
Enfin bref.
Elle voulait s'en prendre à l'autre Namida qu'elle haïssait, qu'elle voulait seulement tuer, elle savait qu'elle voulait le faire.
Mais elle pouvait pas. C'est bête hein ? Nan mais parce que en faite c'était qu'elle était pacifiste quoi. Parce que c'est bien. Parce que de toute façon ça sert à rien de frapper quand même. Par contre éviter de se faire frapper ce serait cool.
Ou peut-être que tout simplement elle avait peur de taper. Boum Boum, de faire mal.
Débile hein ?
Voilà, Taralia était débile...

-Et puis toi, ouais, toi !

Les larmes se mirent à ruisseler sur ses joues, des larmes de frustration, de rage, de haine. Un peu de tout...

-Oui je suis pathetique, je fais peur à voir hein ! Ca te dérange que je boive trop ! Ca te dérange que je pue, que je passe ma vie à hurler ! *beep* mais regarde toi aussi ! Tu fous quoi de ta vie hein ! Tu te balades, tu joues de la flute, tu te tapes des beaux mecs et basta ! Géniale ta vie ! elle applaudit ironiquement. Ah oui, je suis un cas trop difficile, sauvons l'humanité mais pas trop quand même ! N'est-ce pas ! C'est facile !
Tu me dégoutes, tu me dégoutes voilà.




Il y a des instants, ou tout s'échappe, ou tout s'écroule, ou la vie se déchire, ou l'on sent l'odeur de la mort.
Les seules solutions sont le suicides...
Une lame s'enfonce dans la chaire, et la mort s'ensuit, ainsi est l'ordre des choses.
Mais Taralia, nan, elle ne peut pas le faire, elle a trop peur, elle est trop lâche.
Elle est seule, elle vomit son âme, elle se crache dessus, elle se détruit, elle se meurt.
Car personne n'a su voir, personne n'a put comprendre, les apparences suffisent.
Alors elle pleure, sa rage, elle pleure.
Elle sait qu'un jour lointain, elle arrivera à se relever, qu'elle pourrait réussir à aimer, qu'elle pourrait caresser sa cicatrice à l'oreille sans honte, qu'elle pourrait vivre sans crainte.
Mais pour l'heure, elle vit au fin fond de sa haine, de sa crasse, accoudée à un bar, la peur au ventre, la peur de s'écrouler, de s'écrouler et de ne plus pouvoir se relever.

# Posté le dimanche 27 mai 2007 13:09

Une Porte entrouverte.

Une Porte entrouverte.
Toi, tu es arrilà par hasard, ou alors parce que tu me connais mais peut-être pas...
Mo
i si je suis là c'est pour parlé de ça.
Je
vais te parler de cette créature infecte, immonde, magnifique, belle, susceptible, forte, courageuse, téméraire, obsédante, inquiétante, perdue. Cette chose qui n'a qu'un nom, l'imagination...
Je suis une fille du clavier, une mère de l'écran, de la technologie une enfant. Alors voicommence mon blog, par ces quelques rimes amères qui font de moi ce que j'espère...
Tu
vascouvrir peu à peu ce joli monde, trop souvent difforme et immonde. Car une personne sans histoire et tout deme rare, cest tout de même ce qui fait mon art...
Je voudrais écrire une belle page pour t'encourager à venir, mais la panne d'inspiration me guette alors j'arrête d'écrire...

# Posté le dimanche 27 mai 2007 08:57